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Your Favorite Enemies.
Aujourd'hui, le mercredi 6 août, le groupe montréalais Your Favorite Enemies se verra remettre une étoile lors de l'émission «L'ultime combat des clips» à Musique Plus, à 16h30. L'un de ses clips a en effet remporté seize victoires consécutives contre les vidéoclips d'artistes internationaux les plus populaires.
YFE est l'un des deux seuls groupes québécois, avec Simple Plan, à avoir reçu un tel prix. Cette étoile sera d'ailleurs affichée sur le «mur des célébrités» de la station de télé.
Rappelons que le clip de la chanson «Open Your Eyes» avait été tourné en collaboration avec les fans de la formation.
Vous pouvez consulter la liste des «adversaires» que YFE a cloués au sol sur la page MySpace du groupe.
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Your Favorite Enemies
Quand la musique devient multidimensionnelle
Cybelle Morin
L'Œil Régional - 19 Juillet 2008
Culture > Divers
À l'heure où l'industrie de la musique anglophone fleurit de produits standardisés et uniformisés, un groupe de la Rive-Sud de Montréal se démarque de par sa double vocation: celle de partager et d'offrir sa musique aux mélomanes de partout, certes, mais surtout, celle d'appuyer et de faire prendre conscience aux jeunes et moins jeunes qui croisent leur chemin de leur pleine valeur et de leur immense pouvoir. Le groupe Your Favorite Enemies (YFE)ne prétend pas réinventer la musique, mais il vient y ajouter une toute autre dimension. Son mot d'ordre: la proactivité.
Le groupe de musique montérégien, qui fait dans la musique punk-rock engagée revient tout juste d'une tournée asiatique. Leur troisième album, prévu pour le printemps 2009, est actuellement en création. Bien que YFE se fasse chanter la pomme depuis longtemps par d'imposantes maisons de disque de l'Industrie, le groupe demeure jusqu'à ce jour non signé. Par choix, très certainement, puisque le guitariste Jeff Beaulieu soutient que même si YFE est ouvert à toute proposition, le groupe n'est pas prêt à sacrifier ni amputer au nom des billets verts la mission qui l'anime et la tangente qu'il a choisi de prendre. Le musicien ajoute: "Lorsqu'on signera avec une maison de disque, ce sera parce qu'elle comprendra réellement notre vision, notre concept. Elle devra accepter qui on est, en tant que groupe."
Heureusement, le fait que YFE se produise lui-même - en précieuse collaboration avec une équipe promotionnelle d'une vingtaine de personnes, des proches et amis des membres - ne nuit en aucun cas à sa popularité et son succès. Avec des communautés et street teams actifs en Amérique, en Asie, en Europe et en Australie, YFE est, on s'en doute, très occupé. S'étant produit dans une dizaine de pays et très souvent à la demande des fans eux-mêmes, le jeune groupe ne cesse d'innover pour contenter l'immense communauté Myspace qui visite quotidiennement leur espace. En plus d'être associé à diverses causes (Amnistie Internationale, Product Red, Rock'n'Rights, etc), le groupe répond personnellement et quotidiennement aux quelque 400 courriels de fans qu'il reçoit. "Les fans trouvent ça exceptionnel de recevoir une réponse, et nous, on établit une véritable contact avec eux. C'est précieux", soutient le guitariste de la formation.
"Myspace, c'est un pont entre le groupe et les fans. Souvent, on reçoit des courriels très personnels où les gens se confient, où ils nous parlent de divers thèmes abordés dans nos chansons. Il est important que nous leur montrions l'immense valeur qu'ils ont." D'où leur penchant pour la proactivité. Il faut dire qu'avec à sa barre deux travailleurs sociaux de formation, Your Favorite Enemies sait très bien aiguiller les jeunes qui auront trouvé une oreille attentive à travers le groupe. "Aider les gens qui nous abordent, ça fait aussi partie des objectifs qu'on s'est fixés. Parfois, on a peine à croire qu'on a une telle relation de confiance avec nos fans", d'ajouter le guitariste.
Surtout, ne soyez par surpris si, un soir de semaine, un drôle d'oiseau sonne à votre porte ou vous interpelle dans un lieu public avec à sa main un lecteur mp3, vous proposant d'écouter la musique d'un groupe de la région. C'est sans doute un des membres de la grande équipe de Your Favorite Enemies qui, fidèle à son principe d'aller chercher les fans un par un, tente de faire connaître et aimer le jeune groupe dans leur communauté. Souhaitant d'abord avoir un impact dans leur génération, les 14-35 ans, YFE n'est toutefois plus étonné de voir débarquer à leurs concerts des familles entières ou des sexagénaires. "Les gens ont soif de vrai, d'authenticité, de vérité. En étant attentif à ce qui se passe autour de nous, on peut à notre manière répondre à ce besoin. Nos fans ne sont pas des clients. On a comme mandat de les servir. On se doit de rester fidèle à ce qu'on est, groundés et vrais", précise le musicien.
Avec une ferveur palpable, Jeff Beaulieu ajoute: "La musique, c'est un médium hyper puissant. En show, on a le pouvoir de réunir sous le même toit des gens qui, autrement, ne se seraient jamais côtoyés, des gens de diverses nationalités, religions, cultures, des gens qui n'ont pas du tout le même background." Et c'est cette tribune remarquable que le groupe Your Favorite Enemies s'est donné la responsabilité d'utiliser. "On veut en quelque sorte confronter les gens. Leur faire comprendre que tous leurs gestes ont des répercussions. On veut qu'ils repartent chez eux conscient qu'il auront des choix à faire."
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YOUR FAVORITE ENEMIES
Des favoris planétaires
Philippe Renault
Journal de Montréal
Petite exception cette semaine, parlons vedettes internationales! Il sera en fait question du groupe Your Favorite Enemies, qui, après avoir fait courir les foules aux quatre coins de la planète, s’apprête à provoquer le même engouement dans sa propre cour: le Québec!
Plusieurs Montréalais ont découvert le groupe basé à Varennes lors du tout récent Festival Heavy MTL (il faut cependant avouer que leur rockalternatif cadrait plus ou moins avec le métal lourd à l’honneur).
D’autres l’ont entendu l’année dernière lors du Vans Warped Tour.
Mais tout ça, ce n’est rien en regard du succès international que connaît le sextette. Alex Foster (voix),Miss Isabel (voix et claviers), Jeff Beaulieu (guitare),Sef (guitare), Ben Lemelin (basse) et Charles Allicy (batterie) reviennent d’ailleurs tout juste d’une fructueuse tournée asiatique et indonésienne. Ils ont même donné une performance à l’une des émissions les plus écoutées en Indonésie.
On parle de 25 millions de téléspectateurs! Cela s’ajoute à une tournée européenne comme tête d’affiche il y a quelques mois, ce qu’ils répéteront sous peu.
Des communautés de fans se sont également formées dans une dizaine de pays et des visiteurs de partout dans le monde n’hésitent pas à se déplacer à Varennes dans le seul but de les rencontrer.
Ah! oui, j’oubliais, ils ne possèdent pas encore d’album distribué. En fait, ils ont lancé l’année dernière un mini-album de cinq chansons, And If I Was to Die in the Morning… Would I Still Be Sleeping With You, en vente uniquement dans leur site Internet.
Près de 40 000 exemplaires se sont envolés!
POUR FAIRE PATIENTER
Devant l’engouement grandissant pour les compositions du groupe, qui s’est tout d’abord fait un nom en remportant un important concours d’une radio britannique en 2007, YFE vient de lancer son second EP, Love is a Promise Whispering Goodbye, une fois de plus disponible en exclusivité au www.yourfavoriteenemies.com.
Une façon de faire patienter les fans en attendant la première véritable sortie, attendue à l’automne.
Les grandes maisons de disques sont à leurs pieds, tandis que le renommé réalisateur Steve Thompson (Metallica, Madonna, Red Hot Chili Peppers, David Bowie, Rolling Stones, Korn) se déplace régulièrement des États- Unis pour travailler avec la jeune formation.
Le rock plutôt propre ne révolutionne rien, mais les compos sont solides et feront certainement beaucoup de bruit au cours des prochains mois et années. Un avis partagé par le magazine Billboard, qui a nommé YFE parmi les cinq groupes à surveiller en 2008.
Your Favorite Enemies
* Année de formation: 2006
* Origine: Varènnes
* Membres: Alex Foster (voix), Miss Isabel (voix, claviers), Jeff Beaulieu (guitare), Sef (guitare), Ben Lemelin (basse), Charles Allicy (batterie)
* Style: Rock conscientisé
* Influences: Joe Strummer, Robert Smith, Bryan Molko
* Album: And If I Was to Die in the Morning… Would I Still Be Sleeping With You (2007)
Love is A Promise Whispering Goodbye (2008)
* Site internet: www.myspace.com/yourfavoriteenemies.com et www.yourfavoriteenemies.com
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Your Favorite Enemies : des ennemis qui vous veulent du bien
par Stéphane Martel
Au cours des dernières années, le Web est devenu un outil puissant pour les artistes émergents souhaitant se faire voir (et entendre) à l’échelle internationale. Formé en 2006, le sextuor montréalais Your Favorite Enemies, composé d’Alex Foster (auteur-compositeur et chanteur), Jeff Beaulieu (guitare), Sef (guitare), Ben Lemelin (basse et compositeur), Miss Isabel (voix et claviers) et Charles Moose Allicy (batterie) fut découvert et propulsé grâce à sa page MySpace. « Lorsqu’on a commencé, on n’avait aucune idée de l’ampleur que ça allait prendre, » avance Foster. « On pensait qu’on était des fins stratèges, des maîtres du marketing, mais en réalité, on a procédé de manière très naïve et instinctive. On a créé des blogues et on a voulu répondre aux gens qui prenaient le temps de nous écrire. Créer une proximité avec le public était une chose essentielle, mais afin de la maintenir, il a fallu se réorganiser car on a été pris par surprise, » poursuit-il.
Afin d’assouvir l’appétit des fans enthousiastes (dont un impressionnant noyau d’admirateurs au Japon), la bande lance en juin 2007 un premier maxi (And If I Was To Die In The Morning… Would I Still Be Sleeping With You) et décide de vendre le disque au même prix (10$, via leur magasin en ligne) partout à travers la planète. Alors que les détracteurs s’attendent à un flop monumental, le clan réussit à en écouler 30 000 copies. « On trouvait ça abject que les gens paient 50$ pour un compact de cinq chansons à cause des frais de poste et de manutention. À la base, l’idée n’était pas d’en vendre le plus possible, mais de maintenir en santé notre engagement et notre relation avec nos supporteurs. Cependant, lorsque ça a pris des proportions démesurées à la suite de la forte demande, on a décidé de pousser les choses encore plus loin tout en laissant grossir le phénomène de façon naturelle, » explique Foster, qui est invité au Japon en août 2007 par les fans faits grâce à MySpace. Ce voyage est suivi à l’automne par une tournée en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, encore une fois grâce au pouvoir de MySpace.
S’occupant de tous les aspects de la carrière du groupe depuis ses premiers balbutiements (incluant les activités de Hopeful Tragedy Records, leur compagnie et maison de disques), les six amis s’acharnent à poursuivre leur mission : livrer un rock énergique, mélodique et riche en guitares incisives et en harmonies vocales. Pour une petite équipe tricotée serrée, n’est-ce pas trop de chapeaux à porter? « Il est évident que l’on arrive à un carrefour dans notre carrière, mais je vois ça comme un défi. On doit prendre des décisions d’ordre budgétaire et de marketing et veiller à la santé et au bon déroulement d’une compagnie et il devient difficile de créer en même temps. Je considère que si l’on souhaite passer à l’étape suivante et amener notre message à un niveau supérieur, inévitablement, il faudra s’associer avec d’autres personnes. Ayant poussé l’indépendance à l’extrême limite, je crois qu’il est possible d’atteindre un certain équilibre en travaillant autrement, » précise le chanteur.
Alors que le premier album complet du sextuor (dont le titre provisoire est Love Is A Promise) devait initialement voir le jour ce printemps, on a reporté son lancement à l’automne prochain. Enregistrant chez Alex (le « quartier général » du groupe), les compères, disciples du D.I.Y. (do it yourself) peuvent ainsi travailler à leur rythme et sélectionner les membres de leur équipe. Après avoir bossé avec le réalisateur américain Steve Thompson, on a décidé de faire confiance à un collaborateur de Melissa Auf Der Mar (Steve Durand) pour les plus récentes sessions. « C’est clair que nos plans furent bousculés. Il y avait une demande pour nous voir jouer et on a décidé de partir en tournée. Ce fut bénéfique pour tout le monde car c’est sur la route qu’on s’est véritablement “retrouvés”en tant que groupe. À notre retour en terre québécoise, on a décidé de travailler différemment, d’adopter un angle nouveau. On voulait à tout prix s’éloigner des grosses productions léchées car ça ne nous représentait pas vraiment, » estime Foster.
L’une des premières formations à diffuser un concert en temps réel sur son site MySpace, Your Favorite Enemies voit grand, c’est évident. Le sextuor vient tout juste de terminer le tournage de son premier clip (Open Your Eyes) et prépare sa prochaine parution sur CD (avant l’album complet) tout en continuant de filmer capsules et spectacles qu’il diffuse continuellement sur sa page MySpace. Même si, au cours des six derniers mois, le clan YFE a reçu des offres alléchantes de la part de labels américains, pas question de vendre son âme à une corporation. « Notre vision a toujours été de maintenir un certain degré d’indépendance. Le dilemme n’est pas de signer avec une grosse compagnie, mais de savoir si elle nous ressemble et si on respecte notre vision. Avec l’état actuel de la musique, j’estime qu’il serait plus sage de travailler avec une compagnie indépendante. Pour nous, il s’agit d’une option encore plus intéressante. J’attends simplement qu’on soit intéressé par le groupe et non pas par l’effervescence entourant le groupe. Je découvre qu’on est davantage en amour avec le phénomène que le groupe en tant que tel. Il faut être aux aguets si on veut réaliser tous nos rêves, » conclut Foster. Le groupe est actuellement en tournée en Asie.
Friand de musiques aventureuses, Stéphane Martel est journaliste pigiste pour l'hebdo Voir en plus d'écrire pour diverses publications dont Le Devoir, Métro, Adorable, Nightlife, Longueur d'ondes et Urbania. Il collabore à Paroles & Musique depuis le printemps 2006 et est toujours ouvert à de nouvelles collaborations.
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Love Music Hate Racism
Par: Caroline Legault-Forest
LA FORCE DE LA DIVERSITÉ
Petit Campus, Montréal – 28 Février 2008
Le mouvement Love Music Hate Racism a été créé en Grande-Bretagne en 2002 en réponse à certaines inquiétudes envers le niveau d’intolérance culturelle démontrée par la population Britannique à la suite de victoires électorales du Parti National Britannique, un parti reconnu pour ses idéologies particulièrement racistes. Depuis, un nombre impressionnant d’évènements ont été organises par le groupe qui a comme mission d’informer et de combattre la pensé ségrégationniste à l’aide de l’influence et l’énergie d’une scène musicale diversifiée.
Malheureusement, l’intolérance face aux différences ethniques n’est pas un problème qui se limite à l’Angleterre. C’est pourquoi le groupe a fièrement étendu son territoire d’Activité en offrant, cette année, son tout premier concert à l’extérieur des limites du Royaume-Uni.
On peut certainement dire de ce concert, qui a eu lieu le 28 février dernier à Montréal, qu’il a été un franc succès. En prestation, on a pu voir à l’œuvre trois formations originaires de la région Montréalaise qui, chacune à leurs manières très différente, ont réussit à faire vibrer la sale comble du Petit Campus.
Précédé par un “cover band” peu convainquant qui a tenté tant bien que mal de réchauffer la foule, le premier groupe de la soirée à vraiment faire impression a été la formation “Revised Edition”. Ce groupe folk rock émergeant a opté pour une prestation à tendance plutôt acoustique, mais qui a tout de même su entraîner la foule à l’aide de mélodies et d’arrangements séduisants. Avec une alliance de sonorités et rythmes de différentes influences, mélangeant par exemple la délicatesse du piano à l’énergie des tam-tams, ce ne fut pas bien long avant que la foule se laisse porter par leur musique. De plus, la qualité acoustique des arrangements a merveilleusement bien servi la voix du chanteur, mettant en valeur ses mots empreints d’une évidente sincérité. Dans le cadre d’un événement comme ce concert de Love Music Hate Racism, où chaque chanson peut faire une différence, le groupe a décidé d’y aller d’une attitude décontractée et authentique, rendant ainsi leurs idées accessibles à tous. Cette approche, de toute évidence, a permis à “Revised Edition” d’établir un contact privilégié avec le publique et de se faire entendre.
La soirée s’est poursuit avec la formation “Crystal Moustache”, un groupe pour le moins excentrique, tant an niveau musical qu’au niveau de la performance. Vêtue de façon plutôt absurde et s’adressant à la foule de façon peu conventionnelle, la formation n’a pu faire autrement que de se faire remarquer. À peine monté sur scène le chanteur s’est empressé de scander le slogan “Hate Hate Hate Racism”, ce qui a eu pour effet d’animer la foule dès le départ. Puis, la prestation qui a suivit s’est avérée être une collection de pièces à caractère atmosphérique, se démarquant par des échantillonnages de toutes sortes et des arrangements influences par le rock psychédélique. Cela dit, grâce à la voix du chanteur, les idées et messages du groupe ont réussi à percer cet univers musical particulier pour se rendre aux Oreilles éveillées de spectateurs. Il serait donc surprenant que les gens présents lors de cette soirée oublent de sitôt la prestation enivrante de “Crystal Moustache”.
Puis, ce fût au tour de “Your Favorite Enemies” (ou YFE), le groupe pour lequel la majorité des spectateurs s’étaient déplacés. Au cour de la dernière année, ce groupe québécois a réussit, à force de travail soutenu et d’une mentalité “ do it yourself”, à se faire un nom et à amasser un nombre impressionnant de fans au tour du monde. En fait, depuis la sortie de leur premier EP à l’été, ils ont réussit à en vendre plus de 30 000 copies aux quatre coins de la planètes. On doit noter aussi le fait, plus important encore que le nombre de fans, que se sont des supporteurs loyaux qu’ils ont réussit à aller se chercher. Comme de fait, on comptait dans la foule au Petit Campus des gens s’étant déplacé d’aussi loin que du Royaume-Uni, de la France, de la Nouvelle-Zélande et même du Japon pour participer à l’événement.
Côté spectacle, il serait très surprenant que qui que se soit ait été déçu par le travail de YFE. Le groupe a offert tune solide prestation rock, démontrant la passion et la qualité de ses musiciens. C’est une formation en plein contrôle de ses moyens qui s’est présentée sur scène. Enchainant les pièces rock énergiques et les balades mélodiques, et utilisant à leur avantage le mariage de la voix du chanteur et de la chanteuse, le groupe a tenu la foule en haleine pendant près de 2 heures. Tout de la performance, à commencer par l’interprétation musicale jusqu’à la façon bien particulière d’interagir avec le public, comme s’ils connaissaient personnellement chacune des personnes présentes, démontrait la confiance d’un groupe qui a trouvé sa voix et perfectionné sa façon de la partager efficacement.
De plus, YFE déjà reconnu pour son implication dans les causes humanitaires, semblait tout à fait dans son élément dans le cadre de cette soirée Love Music Hate Racism. Leurs pièces, qui traitaient souvent de sujets délicats démontrent une compréhension profonde et une certaine sagesse face aux réalités de notre société. Les paroles suivante du chanteur de Your Favorite Enemies, “ Ce soir, on ne combat pas le racisme, on combat l’indifférence”, résonneront certainement encore longtemps, car personne n’est parti indiffèrent de cette soirée.
Pour vous tenir au courant des nouvelles entourant ces trois formations, visitez leurs myspace aux adresses suivantes:
Revised Edition
Crystal Moustache
Your Favorite Enemies
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Certains groupes connaissent la gloire après avoir lancé un album sur une étiquette majeure. D'autres gagnent des admirateurs à la sueur de leur front en faisant continuellement des tournées pendant de nombreuses années. Quelques-uns, grâce à la magie d'Internet, suscitent l'intérêt des fans de partout dans le monde sans avoir même lancé d'album. C'est le cas du groupe montréalais Your Favorite Enemies. Showbizz.net s'est entretenu avec Alex Foster, le chanteur de cette formation engagée.
Your Favorite Enemies a été formé en 2006. En avril 2007, il mettait sur pied sa propre étiquette de disques, Hopeful Tragedy Records. En juin 2007, il lançait un mini album autoproduit de cinq titres pour répondre à la demande de ses fans: «And If I Was To Die In the Morning… Would I Still Be Sleeping With You».
La formation propose un rock alternatif mélodique. Outre Foster, le groupe est composé de Jeff Beaulieu (guitare), Sef (guitare), Ben Lemelin (basse) Miss Isabel (voix et claviers) et de Charles Allicy (batterie).
Depuis, les Montréalais ont effectué une tournée européenne. Beaulieu a participé à la dernière édition du MIDEM à Cannes et Foster a quant à lui rencontré ses fans japonais. YFE fut aussi nommé l'un des cinq groupes à surveiller en 2008 par Billboard.
En entrevue téléphonique, Foster est fort sympathique et très loquace. Nous discuterons pendant presque une heure alors que les entretiens à distance avec des artistes ne dépassent généralement pas le cap des 15 minutes. On a affaire à un homme qui est fidèle à ses croyances et à un groupe qui ne ferait pas n'importe quoi pour atteindre la gloire et la richesse.
Au sujet des élogieux commentaires de Billboard, Foster raconte une anecdote qui représente bien le pouvoir des médias. Au téléphone avec son père, il lui avait fait part de la bonne nouvelle. Le paternel avait tout simplement répondu «C'est le fun», raconte le chanteur! Puis, l'homme a ensuite lu un entrefilet dans le Journal de Montréal sur le même sujet. Il a alors rappelé son fils, «fou comme un balai»!
Le mini album
«Nous avons fait notre EP un peu à la demande des fans. On planchait déjà sur notre album. Certains détaillants ou distributeurs se faisaient appeler par des gens qui cherchaient notre matériel. Il y avait un réel engouement. Ce n'était pas juste nos amis qui téléphonaient», raconte Foster.
Il qualifie ce mini album de «collage» et «d'introduction au groupe pour faire plaisir» aux admirateurs. Le son du EP n'est pas le véritable son de YFE, selon lui.
Grâce à la magie d'Internet et de MySpace, Your Favorite Enemies peut compter sur le soutien de fans issus des quatre coins du monde. Si jamais le groupe était passé par les canaux de distributions habituels pour livrer son EP de cinq chansons à l'étranger, celui-ci «aurait coûté 45$ en Australie et au Japon. C'est aberrant. Nous n'allions pas permettre une telle chose. C'est indécent et nous ressentions un malaise profond», raconte le chanteur.
La formation a donc décidé d'offrir ce mini album au prix universel de 10$, frais de poste inclus. De Montréal à Tokyo, tout le monde allait payer le même prix pour se le procurer. Les quelques profits réalisés par la vente du disque étaient réinvestis dans des envois à des communautés où les fans n'auraient pu se l'offrir.
L'entourage de YFE pensait que les membres avaient perdu la boule sauf que l'expérience s'est avérée fructueuse. «En moins de six mois, nous en avions vendu plus de 30 000 exemplaires», dit Foster. Les cinq gars et la fille du groupe ont toutefois pris conscience que leur initiative demandait beaucoup de travail. Ils devaient voir aux envois postaux avec des amis et des membres de leur entourage! La tâche fut lourde.
Cette année, le groupe aimerait lancer deux albums complets: l'un qui sera lancé au printemps et un autre qui sortirait à l'automne. «Nous avons notre propre studio. Nous sommes bien organisés. Nous allons prendre le temps nécessaire» pour préparer le prochain disque, d'après le musicien.
L'engagement envers les fans
Selon Foster, le groupe se soucie d'abord de son engagement envers son public et du respect de ses fans. «Au début, nous nous étions dit que nous allions répondre à chaque personne qui allait nous écrire», dit-il. Le bouche-à-oreille a fait son cours et le groupe a élargi son public.
«La musique a servi d'introduction au groupe», explique le chanteur. Pour lui, Your Favorite Enemies, ce n'est pas seulement qu'un band, c'est comme une entité à vocation sociale qui appuie notamment plusieurs causes et organismes comme Amnistie Internationale.
Sur le blogue Internet de la formation, on aborde certaines thématiques lourdes comme les abus sexuels. On y reçoit aussi les témoignages de gens qui désirent se confier. «Les gens de l'industrie de la musique s'intéressent au nombre d'exemplaires vendus d'un album. Nous, ce qui nous intéresse et ce que nous considérons comme un succès, c'est de permettre de briser le silence et l'isolement», affirme Foster, qui a étudié en travail social.
«Lorsque la musique va s'éteindre, il va rester quelque chose», ajoute l'artiste.
Les admirateurs de Your Favorite Enemies se rencontrent et organisent des événements. Ils voyagent pour voir la formation. Des parents accompagnent leurs enfants aux concerts. «À chaque endroit où nous allons, c'est comme une grosse réunion de famille», dit Foster.
Le chanteur raconte qu'il discutait avec un journaliste plus âgé. Celui-ci comparait le phénomène à celui des Deadheads, ces fans de Grateful Dead qui se rassemblaient en une sorte de communauté et qui suivaient le groupe en tournée.
L'industrie de la musique
Selon lui, les groupes de musique sont souvent «la saveur du mois» et un peu comme «des bébelles» que l'on offre en promotion dans les fast-foods. Pour survivre, ils en donneront plus que le client en demande.
Le groupe n'a pas de gérant comme tel. Toutefois, il peut compter sur une solide équipe pour l'appuyer, dont un avocat et des agences de booking pour les spectacles. Il fait notamment affaire avec The Agency Group, qui compte dans ses rangs des artistes aussi divers que Pink Floyd, Dio et Malajube en passant par The Stills ou Sum 41. La formation fait aussi affaire à une importante firme britannique (Helter Skelter) pour ses spectacles en Europe et au Japon.
«Lorsqu'un groupe connaît un certain succès, certains veulent se l'approprier. Il faut faire preuve de vigilance et réajuster le tir», dit-il. «Nous sommes privilégiés. Nous travaillons avec des gens qui aiment la musique et qui respectent notre démarche».
«Au Québec, Jeff connaît Eduardo Da Costa (Marie-Chantal Toupin). Il ne nous a jamais rien demandé mais nous a dit que si nous avions besoin, (il serait là)», ajoute Foster. Pour le chanteur, de tels coups de pouce sont rafraîchissants.
Certains pourraient promettre au groupe d'être les prochaines big stars «en échange de mon âme et des petits-enfants que j'aurai peut-être un jour», raconte le chanteur. YFE préfère garder son indépendance plutôt que de se sacrifier à l'autel des majors.
Pour Foster, il est important de déterminer c'est quoi le succès pour un groupe. Chacun a ses perspectives différentes. Il souhaite ne pas se laisser aveugler ou séduire par les mauvais côtés de la célébrité et les sacro-saints chiffres (ventes d'album, revenus de tournée, etc.) que l'industrie glorifie.
Malgré toute sa sensibilité sociale et ses valeurs, il faut quand même jouer dur parfois dans le milieu de la musique. «Dans un groupe, il faut une carapace (solide) sauf que le cœur de verre fragile doit rester intact et être protégé. L'univers de l'entertainment, c'est un sport de contact», affirme-t-il. «Le milieu est tough.»
Les projets
Le 28 février, le groupe donnera un spectacle au Petit-Campus de Montréal dans le cadre de l'événement global Love Music Hate Racism, pour contrer le racisme et la montée de l'extrême droite. Aucune édition n'avait encore eu lieu à Montréal. Des étudiants universitaires ont donc décidé d'organiser un spectacle et ont approché Your Favorite Enemies pour y participer. La démarche réjouit Foster. Il est content qu'elle soit portée par des étudiants et non des promoteurs.
Ce concert donne le coup d'envoi à un grand week-end qui permettra de réunir la formation et ses fans. Le magazine français Rock One a notamment organisé un concours ouvert aux admirateurs de certains pays d'Europe pour permettre à un chanceux de se rendre à Montréal afin d'y passer du temps en compagnie de Your Favorite Ennemies.
«Tout ceux qui veulent y assister sont les bienvenus. Ce sera un gros happening. Nous savons que des gens du Japon, de l'Australie, de l'Angleterre et du Québec y seront», dit le chanteur.
Lors de ce week-end, le groupe tournera le clip de la chanson «Open Your Eyes». Il diffusera également des entrevues et images sur Internet et plus encore.
YFE participera à la prochaine édition du Festival South by Southwest, au Texas, en mars. Il y donnera un spectacle dans le cadre de l'événement «M for Montréal». Il se produira aussi lors d'un concert organisé par une compagnie de disques indépendante. «On ne travaille pas avec eux sauf qu'ils nous ont invités et on a dit oui», explique Foster.
Le même mois, il se produira également lors de la Semaine de la musique canadienne (Canadian Music Week) à Toronto.
Le groupe compte de plus développer davantage son site Web et en offrir davantage à son public grâce aux nouvelles technologies. Sans tomber dans la téléréalité, Foster évoque notamment la possibilité de présenter les séances d'enregistrement du groupe sur Internet.
Il souhaiterait aussi offrir une série de spectacles en Chine, un pays où les droits humains sont bafoués.
Que d'aventures pour un groupe qui n'a pas encore d'album complet sur le marché!
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There’s somebody for you to speak
Compte-rendu d’entretien téléphonique avec Alex Foster, mercredi 17 octobre 2007.
La tournée d’Octobre 2007
Automne 2007, Your Favorite Enemies sont prêts. Ils partent à la rencontre de leur public européen : Angleterre, Allemagne, France, Pays-Bas… Le pari est risqué. Ils n’ont qu’un EP de cinq titres et quelques morceaux inédits dans leur répertoire. Partis en éclaireurs pour de futures tournées, ils sont pourtant accueillis à chaque nouvelle destination par quelques dizaines de personnes venues les soutenir et partager une journée de leur périple. Très vite l’équipe YFE fait un premier constat : ils ont cette capacité innée à toucher le cœur des gens, quelque soit leurs origines, leurs éducations, leurs nationalités ou leurs âges. Ce public déjà acquis à leur cause n’est pas là par hasard. Ils l’ont conquis grâce au temps passé à parler et échanger des idées via Myspace ou emails. Ce contact de « personne à personne » est la base fondamentale de la recette YFE. Pourtant, alors qu’ils écument les routes d’Europe, quelque chose de plus profond commence à voir le jour. « C’est organique », commente Alex Foster. Chaque étreinte, chaque concert est l’occasion de libérer de nouvelles émotions, de tisser de nouveaux liens et pour quelques uns de repartir sur de nouvelles bases. Walking the whole universe to cross the line...
Avec l’aide des nouvelles technologies
Your Favorite Enemies a un plan. Faire du ‘rock humanitaire’ ne s’improvise pas. Réunis dans une même maison dans un quartier de Montréal, la famille YFE partage tout, notamment un emploi du temps digne d’un stakhanoviste ! Chacun a son rôle à jouer, une communauté à gérer. Il faut tourner des vidéos, enregistrer de nouveaux morceaux, les diffuser… Chaque jour, des centaines de messages sont envoyés, des vidéos ou/et des photos sont mis en ligne, des coups de fil sont passés etc. Le projet YFE ou devrais-je plutôt dire la ‘réalité’ ou la ‘vision’ YFE est de mettre en place un contact « real time » avec les individus. Et ceci quelque soit leur localisation dans le monde. Chaque jour, ils se rendent disponibles, au delà de la musique. Avec l’aide des nouvelles technologies et des financements appropriés, peut-être retransmettront-ils un jour leurs concerts en direct sur Internet, ouvrant ainsi leur performance au plus grand nombre. A single touch, a perfect score…
Redonner un sens au mot ‘communauté’
Aller à la rencontre de YFE, écouter leur musique et s’intéresser à ce qu’ils font prend une dimension plus sensée que le traditionnel regroupement de ‘fans’. Dans leur langage, on parle de ‘famille’. Tout a commencé avec Alex qui voulait simplement partager ses souffrances. Puis un groupe est né, une équipe, une communauté… chaque nouvel individu qui se trouve touché par leurs textes, paroles et musique vient à son tour renforcer ce réseau solidaire. Loin de tout carcan politique et religieux (socialisme, communisme, hippie ou autre secte), YFE s’est fixé une mission : briser les murs de la solitude, chose qui, du fait de notre nature, nous est toute commune. ‘Faire la différence’ en ce monde c’est d’abord s’ouvrir l’esprit sur la diversité d’autrui. Les connexions communautaires découlent d’elles-mêmes, au delà des différences. I’ve been waiting for you to hold me, to hold me tight...
‘Turning Compassion Into Action’
Tel est le nindo de Your Favorite Enemies. La source fondamentale qui alimente la vision du groupe découle du choix qu’ils ont fait, dès le départ, de préserver leur vision de partage. A l’heure de la communication planétaire et de l’information en temps réel, des gens continuent de mourir de faim. Et des gens continuent d’aller abuser d’enfants en Thaïlande… N’est-ce pas paradoxal ? L’homme, même informé, continue de détruire et s’autodétruire. A quoi servent les droits de l’Homme ? Nous sommes plongés dans « une civilisation qui parle plus qu’elle n’agit ». On déplore, on analyse etc. Mais au final, rien n’est fait. « On se perd collectivement. » Your favorite Enemies fait le choix de passer à l’action. Ils vont à la rencontre des gens, ouvrir des dialogues, proposer une autre vision des choses et ainsi engager une action directe de personne à personne. Is anybody waiting for me somewhere somehow...
Modus Operandi
Bien qu’engagés dans des causes humaines et humanitaires, les gars de YFE n’agissent pourtant pas en ‘réactionnaires’. En effet, ‘agir contre’ signifie entrer dans le jeu et y prendre part. C’est mettre en place une idéologie fixe qui viserait à contrer l’autre et à enfermer les deux parties dans son cercle d’idées dépassées. Indépendamment de toutes institutions, idéologies et religions, le but de YFE est de rassembler et de dialoguer pour combattre les peurs ensemble. Ce sont ces peurs qui, alimentées par le fruit de notre imagination, peuvent devenir réalité et amener quelqu’un à penser et agir au dépend de l’intégrité d’un autre. Quelque soit la culture, la religion, l’éducation ou l’environnement de vie, les gens souffrent de la même façon. « Il n’existe pas de machine à quantifier la douleur ».
De génération en génération
Une nouvelle génération, un nouveau héraut. Certains groupes s’investissent au delà de la musique, et influencent ainsi la génération présente. Chacun en leur temps ont cherché à responsabiliser les individus. (On se souvient du Live Aid en 1985 et le Live 8 en 2005). La musique se mue en « vecteur de conscience ». L’apartheid (Johnny Clegg), les conflits en Irlande (Bono), la guerre du Vietnam (Bruce Springteen), ont poussé ces hérauts à réévaluer leur situation : « Qu’est-ce qui pousse les gens à agir de la sorte ? ». Aujourd’hui, nous trouvons des groupes comme My Chemical Romance qui, choqué par les évènements du 11 septembre 2001, sont motivés par la volonté de « faire partie de la solution ». c’est dans ces situations de remise en question des libertés et de la sécurité individuelle les gens se trouvent obligés de s’intéresser à leurs voisins, de se rassembler et de s’entraider. Cause we’re the wasted, the wasted kids...
Chatouiller les consciences
L’expérience dramatique qui a vu naître YFE est autre. Ramassé dans sa jeunesse par des groupes néonazis, Alex Foster a été confronté aux idéologies racistes. Aujourd’hui, plutôt que d’exploiter ces expériences et de s’ériger en figure de proue anti-racisme, il engage sa crédibilité en prenant le problème de l’intérieur. Son but n’est pas de dénoncer un comportement mais d’engager un dialogue avec ces gens, de les comprendre et de leur proposer une alternative où tout être humain a le droit de vivre et d’être aimé pour ce qu’il est. YFE amorce ainsi un questionnement des consciences et propose d’ouvrir les yeux sur un monde à la « palette de couleurs plus large ». Cette démarche, simple et fondamentalement humaine, permet de sortir les individus de leur souffrance muette. Speak out little sister…
Leur contact transforme, grandit et enrichit un être. Et l’échange est réciproque. YFE est une affaire de connexion entre individus et non de vente de disque. Chaque jour plus nombreux sont ceux qui trouvent en Alex Foster et Your Favorite Enemies, une image de leur propre douleur exprimée. Leurs silences solitaires sont alors emplis de ces chansons aux paroles et notes blessées. Affronter ses peurs n’est pas de tout repos, mais il y a fort à parier que l’on a beaucoup à gagner à le faire ensemble. United we stand…
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YFE AU COEUR DU MONDE
Retour sur l’évènement. Your Favorite Enemies, nous l’avons évoqué il y a quelques mois déjà, suite à la rencontre avec Jeff Beaulieu, guitariste du groupe. Un coup de téléphone plus tard et c’est avec Alex Foster que nous évoquions le vrai sens que YFE veut donner à sa musique, son engagement pour les droits humains, un passé douloureux qui l’a mené là où il est aujourd’hui…
Nous avons vu la tournée européenne prendre forme, jour après jour, apportant avec elle son lot de surprises, de bonnes nouvelles, de rencontres, de promos… Parce que bien sûr, nous voulions les accueillir le mieux possible dans notre beau pays, le 2 octobre au Point Ephémère, à Paris, l’occasion rêvée pour concrétiser cette aventure écrite ensemble, un groupe, son public, sa famille…
Il est aujourd’hui temps, alors qu’ils sont tous rentrés dans le froid de Montréal, de faire un bilan sur cette rencontre remplie d’émotion, de souvenirs à jamais gravés.
Le cœur d’une tournée
L’Ep de YFE possédait déjà cette caractéristique : le groupe voulait dire merci, offrir ce cadeau au public qui le suit, le réclame. Et en même temps vivre une nouvelle expérience.
La tournée, c’est sous cette même forme qu’il l’envisage. Au-delà de la musique, des concerts, c’est une vraie rencontre qui était attendue des deux côtés.
Et quand YFE veut quelque chose, il s’en donne les moyens. C’est ainsi que les amis du groupe se joignent à eux et le public s’y met peu à peu. Chacun ira de sa petite promo en participant activement à la distribution de flyers, le bouche à oreille… Tout ça pour proposer une tournée inoubliable et réussie.
Matt Beaulieu, manager sur la tournée et ingé-son sur chaque concert, explique : « Un mois avant le début de la tournée, nous avons organisé l’emploi du temps de ces deux semaines : les horaires, le transport, les salles… Ca s’est super bien passé ! Peut-être une semaine avant le départ, nous sentions le stress monter, l’excitation en même temps… ».
C’est en famille donc que tout ça s’est monté, une famille de cœur, un cœur qui circule désormais à travers l’Europe après avoir traversé l’océan qui ne nous sépare plus tant que ça, le groupe nous l’a prouvé.
Soutenu par Helter Skelter, accompagné du manager Robert Luhtala, YFE débarque en Angleterre d’abord, puis en Allemagne, en France et aux Pays-Bas, avant de faire un dernier concert à Londres, berceau du rock donc incontournable.
« Les deux premières dates à Manchester et à Nottingham nous ont permis de pratiquer un peu avant celui de Londres qui avait un grand enjeu. Là, j’ai pu voir une véritable alchimie entre chaque membre du groupe. Ils étaient là pour se tenir, partager tout ça ensemble, contenir leur stress, la tension… Et le concert était génial ! », souligne Matt. Et c’est là que tout a commencé.
Berlin sera lui aussi un moment incroyable avant d’arriver à Paris, là où nous les attendions depuis quelques jours déjà. Le temps de se découvrir, de discuter, de partager ces moments forts, le concert (vous pouvez retrouver la chronique du concert dans nos pages, ndlr), la Tour Eiffel, sans lumière ce soir là malheureusement, et les voilà repartis vers Den Haag, puis de retour à Londres pour mettre un point final à ce voyage musical et familial.
Pour Matt : « On a vécu une expérience incroyable tous ensemble. Nous étions 16 dans un tour bus prévu pour 12 et nous avons gardé une harmonie, une ambiance incroyable. Tout le monde s’est rapproché à travers ça, que ce soit le groupe ou l’équipe technique. » Et en tant qu’ingé-son : « Dans ce métier là, il faut que tu t’adaptes à la salle. L’équipement de la salle, l’emplacement de la scène… A chaque fois c’est différent. Il faut toujours s’adapter, d’abord grâce au soundcheck. Mais c’est toujours différent quand la salle est vide que quand le public est là. Donc au début des concerts, il y a toujours au moins une bonne chanson avant d’arriver au bon son. Chaque nouvelle salle est un défi. Puis, ça dépend aussi de ce qui se passe sur scène… Il y a vraiment une alchimie entre ce qui se passe scène et l’ambiance de la salle. Et c’est ça qui est intéressant. »
Et après ?...
« L’écriture, c’est une belle façon de s’exprimer. Mais rencontrer les gens face à face, voir les gens, c’est un bonheur. Miss Isabel disait : « C’est un peu comme un enfant qu’on a vraiment voulu depuis longtemps. Lorsqu’on le voit enfin, c’est extraordinaire ! ». ».
Alex Foster, chanteur et song-writer du groupe, est encore sous le choc de tant d’émotion. La rencontre avec le public qui a supporté le groupe les a fait évoluer dans tous les sens du terme. « Chaque soir, nous étions dans le bus et c’est comme si la performance devenait mineure dans la discussion. Bien sûr nous en parlions, mais tout de suite après venait le résumé des rencontres. Chaque soir, nous vivions une naissance et un deuil en même temps. C’était vraiment des émotions différentes et extrêmes. »
Et la France n’est pas en reste. Un soir extraordinaire qui n’était que le début d’une grande collaboration, une grande histoire dont les pages se tourneront petit à petit avec son lot de surprise.
Soutenu par Rock One, coup de cœur de votre serviteur (ben moi quoi !!), mais aussi ailleurs paru sur les magazines Kerrang en Allemagne, NME en Angleterre, YFE démarre sur les chapeaux de roue.
De retour au Canada, il est temps de faire le point et cette tournée sera l’occasion d’une véritable évolution pour le groupe.
Après l’engouement pour le Ep au succès inattendu mais bien mérité, l’album promet d’être lui aussi une étape importante pour le groupe, tout comme a pu l’être cette première tournée en Europe, dans un continent qui leur était alors complètement étranger.
« Sans cette tournée, l’album aurait été amputé de ce qu’il va être. Il y a un enthousiasme et une toute nouvelle flamme en nous. Avant de partir, il y avait énormément de pression autour de ça. La première phase était commencée mais après ces deux semaines, nos états d’esprit ont changé. ». La finition de l’album est prévue en mars, il faudra donc encore patienter quelques mois mais notre patience sera sans aucun doute récompensée. Et finalement, le choix d’interrompre l’enregistrement pour les concerts n’était pas une si mauvaise idée, au contraire.
Et YFE, c’est ça : une totale sincérité, une envie de toujours coller à ce qu’il est, ne pas se précipiter, se faire plaisir, et surtout être là pour répondre aux attentes d’un public de plus en plus nombreux. Et le Ep, la relation avec le public, la famille pour eux, la tournée européenne, ce projet d’album, les futures dates… Ca promet !
Le groupe n’a pas de doute à avoir, il est ici chez lui et les retrouvailles vont être extrêmement joyeuses. Une vraie histoire se crée et a un bel avenir devant soi. Il est encore temps de prendre le train en marche et découvrir le monde de YFE. Vous ne pourrez forcément pas rester indifférents.
En commençant l’écriture de cet article, j’avais devant moi 3 heures d’entrevue à débroussailler. J’ai donc choisi un thème et fait le tri. Et je me dois de faire une promesse : Je garde le reste pour une prochaine fois, un autre thème, une autre histoire… A suivre donc…
Et pour retrouver toute l’ambiance de la tournée et rencontrer le groupe, foncez sur http://www.myspace.com/yourfavoriteenemies
Juliette
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Rock One ( 31 Octobre 2007 )
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Rock One ( 7 Septembre 2007 )
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YOUR FAVORITE ENEMIES
Internet et Précieux,
Sextette québecois ayant émergé avec MySpace, Your Favorite Enemies a connu un buzz énorme ces derniers mois. Voici donc un groupe à suivre de très près. (Par Félix LEJEUNE/ Photo DR)
Un véritable phénomène. En trois mois, Your Favorite Enemies a écoulé vingt mille copies du EP, " And if i was to die in the morning...would i still be sleeping with you",en vente via leur boutique virtuelle: "Il est très difficile de jauger la réaction des gens , et le premier jour de mise en vente, on a eu tellement de commandes qu'on a cru que c'était une erreur de systeme", se remémore le chanteur Alex Foster. Suite à cet accueil plus que favorable, la formation a même repoussé la sortie de son premier album au printemps 2008:" C'est pour nous une manière de continuer à faire vivre le EP, mais aussi de privilégier les concerts et d'aller à la rencontre des gens", explique le frontman.Déferlante communautaire, Your Favorite Enemies compte aujourd'hui plus d'une dixaine de street-teams à travers le monde.Une vitrine qui permet au groupe de faire passer son message avec plus de force. Le chanteur a d'ailleurs récemment effectué un voyage au Japon pour "rendre hommage aux gens qui ont mis le feu aux poudres et leur renvoyer un peu ce de tout qu'ils nous ont donné". Le groupe s'apprête désormais à traverser l'océan pour une toute première tournée dans nos contrées. Celle-ci passera par l'Angleterre, l'Allemagne, les Pays Bas et la France, le 2 octobre au Point Ephémère, à Paris. Un rendez-vous que nous ne manquerons sous aucun prétexte. (Myspace.com/yourfavoriteenemies) DISCO: HOPEFULL TRAGEDY RECORDS/AUTOPRODUCTION
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24hrs ( 10 Août 2007 )
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YOUR FAVORITE ENEMIES SERA DU VANS WARPED TOUR
Avant de traverser l’Atlantique pour entreprendre une tournée européenne qui le conduira à Manchester, Londres, Berlin, Cologne, Paris et Den Haag, le groupe Montréalais de rock alternatif Your Favorite Enemies sera du Vans Warped Tour, le grand rendez-vous annuel des fans de musique hardcore, ska et punk prévu pour dimanche au parc Jean-Drapeau de l’Île Ste-Hélène. Lancé au début de juin et produit de façon indépendante, le mini-album YFE, un collage de cinq chansons originales, s’est déjà écoulé à 10 000 exemplaires. Des résultats plus qu’encourageants pour les membres de la formation qui préparent également une tournée au Japon.
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Le Métro ( 10 Août 2007 )
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À GRANDE ÉCHELLE
Marc-André Lemieux
Entrevue. Un simple coup d’œil au chemin parcouru par Your Favorite Enemies au cours des deux dernières années suffit pour penser que le sextuor montréalais est entièrement composé de génies du marketing.
« Il y a des maisons de disques qui veulent nous payer pour qu’on leur montre comment on a fait pour se rendre jusqu’ici! s'exclame Alex Foster, le chanteur de la formation.
La petite histoire de Your Favorite Enemies a peut-être commencé il y a plus de huit ans, mais c’est en 2005 – et deux changements de noms plus tard (The Riddlers et In This Life) – que le groupe a pris son véritable envol.
Après avoir signé avec Luthala Management, une des plus importantes boîtes de gérance au pays, Alex et sa bande ont entamé le travail sur un premier album avec le réalisateur Steve Thompson (Metallica, Red Hot Chili Peppers, Madonna).
Ce sont toutefois leurs activités hors de toute forme de moule corporatif qui ont suscité la curiosité des géants du disque.
À pareille date l’an dernier, les six musiciens découvraient le phénomène MySpace. À l’heure actuelle, le groupe compte des milliers de fans un peu partout dans le monde : de Washington à Tokyo, en passant par Berlin et Toronto.
« On a commencé tout ça un peu naïvement, avoue Alex. La seule chose qu’on s’est dite, c’set qu’on allait répondre à chaque personne qui allait prendre le temps de nous écrire. Tout ce qu’on voulait, c’était de bâtir des ponts entre nos fans, parce qu’aujourd’hui, les gens ont tendance à faire leur truc isolé les uns des autres. »
C’est donc dans un esprit communautaire que les rockeurs se sont lancés dans l’aventure internet. Faisant des pieds et des mains pour répondre à leurs fervents admirateurs dans leurs langues maternelles, ils ont vu leur auditoire grossir de jour en jour.
C’est pour remercier leurs fans de leur soutien que les membres de Your Favorite Enemies ont décidé de produire, d’enregistrer et de distribuer eux-mêmes un mini-album intitulé And If I Was To Die In The Morning Would I Still Be Sleeping With You. Depuis sa sortie en juin, l’opus s’est écoulé à plus de 10 000 exemplaires.
Montréal vers le monde
Avec des spectacles prévus en Angleterre, en France et en Allemagne au cours des prochains mois, Your Favorite Enemies vient d’ajouter son nom à la liste grandissante des groupes montréalais remportant du succès à l’étranger.
Aux yeux d’Alex Foster, la richesse et la diversité culturelles de la métropole québécoise expliqueraient pourquoi les Patrick Watson, Malajube et Arcade Fire de ce monde se distinguent autant à l’extérieur du pays.
« La scène montréalaise est tellement éclatée, explique-t-il. En Angleterre, les gens sont fascinés par ce qui se passe ici. Ils se demandent comment on réussit à vivre en harmonie avec toutes ces cultures différentes qui se côtoient. »
« Mais la scène montréalaise a toujours été florissante, poursuit-il. Les bands qui jouaient ici ont toujours été en avance sur les courants musicaux populaires. Et comme les groupes québécois qui s’expriment en anglais n’ont jamais vraiment pu sentir un soutien aussi fort que celui qui était accordé à ceux qui s’expriment en français, de la part des subventions ou des médias, les musiciens se sont peut-être plus concentrés sur la musique pour ce qu’elle était, plutôt que d’essayer de rentrer dans un moule plus commercial et fait pour le marché français. Parce qu’on sait qu’ici, pendant des années, la consécration pour un artiste québécois, c’était de s’établir en France. »
Your Favorite Enemies
En spectacle au parc Jean-Drapeau dans le cadre du Vans Warped Tour Dimanche, à compter de midi
Au-delà de la musique
Les membres de Your Favorite Enemies se sont toujours impliqués dans des causes humanitaires. Ex-travailleurs social, le chanteur du groupe, Alex Foster, a d’ailleurs donné plusieurs conférences dans les écoles partout au Québec pour promouvoir l’ouverture d’esprit. Aujourd’hui, il poursuit son travail auprès d’Amnistie internationale. « On se dit qu’une fois que notre musique va s’éteindre, on va avoir laissé notre trace d’une autre façon », indique-t-il.
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